23.6.14

réunions privées dans l'intérêt public

J’ai récemment appris de Diane Côté, directrice de communications de l’OPQ, que la conseillère juridique de l'OPQ assistait actuellement à des réunions à huis clos avec quatre grands tiers payeurs de services psychologiques (la SSQ, la CSST, Santé Canada-Autochtones, et IVAC). 
  
Selon Mme Côté, l’objet principal de ces réunions est de déterminer si oui ou non [ces organismes] acceptent que les services soit délivréspar des psychothérapeutes et à quelles conditions".  Mme Côté a également précisé que ces rencontres ne sont pas "interprofessionnelles", et "ne sont pas publiques".   Ainsi l’OPQ seul représentera l’intérêt public dans des réunions privées qui vont déterminer comment des fonds publics seront distribués à la population en besoin de services psychologiques subventionnés.  

Dans cette même communication (du 16 juin), Mme Côté a également confirmé qu’actuellement, quand un membre du public consulte le service de référence de l’OPQ à la recherche de services subventionnés par ces tiers payeurs, il n’obtiendra que "des noms de psychologues" à l’exclusion des psychothérapeutes pourtant reconnus comme compétents par l’OPQ.

Beaucoup d'autres psychothérapeutes sont qualifiés pour fournir ces services, mais Mme Côté ne semblait préoccupée ni par cela ni par la question de savoir si ou non c'était dans l'intérêt public de les exclure.  Je ne peux que supposer que son insouciance découle de la position de l'Ordre des Psychologues vis-à-vis de son service de référence en ligne que Mme Côté résumait, dans un courriel précédent, comme n'étant "pas régi par le code des professions". 

On ne peut qu’espérer que l’OPQ ne soit pas en conflit d’intérêts à ces réunions comme il l’est actuellement sur son site internet, et qu’il fasse un plus grand effort, dans l’intérêt public, que ces réunions soient régies par le code des professions ou pas, de faire valoir les services de tous les psychothérapeutes agréées par leur Ordre qui sont n’ont seulement des fournisseurs qualifiés de psychothérapie à titre égale des psychologues, mais qui sont en outre détenteurs de permis spécialisés dans les traitements recherchés par le public, permis que la plupart des psychologues non pas,  à savoir: permis de thérapie conjugale et familiale, de travail social,  d’ergothérapie, de soins infirmiers, de psychoéducation, de conseil d'orientation,  et de sexologie. 

Compte tenu de la façon dont l'OPQ dissimule son conflit d'intérêt comme protection du public sur son site internet, il serait sage d'apprécier son besoin de réunions secrètes avec une bonne dose de méfiance.

22.6.14

private meetings in the public interest

I recently learned from Diane Côté, Director of Communications at the OPQ, that their Legal Advisor is currently attending private meetings with four major third party subsidizers of psychological services in Quebec (SSQ, the CSST, Health Canada –Aboriginal Program, and IVAC).

The purpose of these meetings, according to Côté, is "to determine whether or not [these third parties] accept that services be delivered by psychotherapists and under what conditions.
” [my translation]  She also specified that these meetings were not "inter-professional" and "not public."  Apparently, the OPQ will be the sole professional Order to determine, in  private meetings with the above government agencies, whether and how public funds are going to be made available to consumers seeking subsidized psychotherapeutic services in Quebec.

In the same (June 16) communication, Ms. Côté also confirmed that, when members of the public consult the OPQ’s online referral service in search of subsidized services by these third party payers, they are currently provided with
only "the names of psychologists" even though many other psychotherapists are qualified to provide these services.  Mme Côté did not seem concerned about that, or about whether it was in the public’s interest to exclude these other providers from the referrals offered by the OPQ's site to the public at large.  I can only assume this is because, as she told me in a previous email exchange, the Order of Psychologist’s online referral service is "not regulated by their professional code". 

One can only hope that, regardless of whether their meetings with government agencies are “regulated by the professional code” or not, the OPQ will make every effort 
in the public interest to promote the services of all psychotherapists licensed by their Order, including non-psychologist providers who are, not only as qualified as psychologists to provide these services to the public, but who have specialized licenses in the types of treatment sought by the public which most psychologists lack, namely: licenses in marital and family therapy, social work, occupational therapy, nursing, psycho-education, career counseling, and sexology.  

But, in light of how the OPQ dissimulates conflict of interest as public protection on its website, it would be wise to view its need for secret meetings with a healthy dose of suspicion .

lettre à l'employeur

Voici un modèle de lettre que vous pouvez transmettre à la direction des ressources humaines de votre employeur.  Vous n’avez qu’à copier et coller le texte ci-dessous et le mettre dans un courriel en y ajoutant votre nom au bas de la page.  Veuillez m’envoyer une copie conforme à: patricia.i.ivan@gmail.com.
Merci!
[lettre modifiée le 22 octobre, 2014 pour les raisons discutées ici- lien à venir]
Cher Employeur,

Je vous écris au sujet de ma couverture d’assurance pour des services psychologiques.

Depuis l’entrée en vigueur du projet de loi 21, un permis de psychothérapeute est délivre par l'Ordre des Psychologues à tout professionnel qualifié à dispenser des traitements psychologiques, c’est-à-dire, la psychothérapie.  Ces professionnels ont des formations et expertises que beaucoup de psychologues n'ont pas.  Certains d’entre eux sont experts agréés en thérapie conjugale et familiale, d’autres en travail social, ergothérapie, conseil d’orientation, psychoéducation, soins infirmiers, ou sexologie.  D'autres ont des formations poussées dans des formes uniques de traitement comme la thérapie somatique, l'art thérapie, la psychanalyse, et bien d'autres encore.

Or, actuellement, les services de ces experts sont exclus par de nombreuses polices d’assurance qui ne remboursent que les services de psychologues.

Le consommateur en besoin d'une intervention psychothérapeutique se trouve donc obligé à choisir entre:
1) des consultations remboursées avec un psychologue qui peut n'avoir peu ou aucune formation ou expérience clinique dans le type d'intervention recherché, ou
2) des consultations non remboursées avec un psychothérapeute qui, sans être psychologue, peut être détenteur d’un permis spécialisé dans l'intervention recherchée, ou avoir des formation et expériences cliniques pertinentes, et qui est, tout comme un psychologue, agréé par l'Ordre des Psychologues du Québec.
Il y a des polices d'assurance plus rationnelles qui remboursent les services psychologiques de tout psychothérapeute autorisé à les fournir.

Il est abérrant que d’autres polices continuent à faire autrement.  Le coût des services utilisés n'est pas réduit quand une police d'assurance limite le choix de fournisseurs.  Au contraire : la valeur de la couverture est diminuée.

Une police d’assurance qui donne accès au plus grand nombre de fournisseurs qualifiés d’un service aide à diminuer les frais de ce service.

Je veux avoir accès à tout professionnel autorisé à fournir les services dont j'ai besoin. Pour des services psychologiques, cela veut dire que je veux que ma police couvre les séances de psychothérapie avec tout psychothérapeute agréé par l’Ordre des Psychologues du Québec autorisé à les dispenser.

Veuillez noter: je ne demande pas qu’un nouveau service psychologique soit rajouté à ma couverture actuelle.  Je ne demande qu’à avoir accès à un plus grand choix de fournisseurs de ce service.

Je veux que mes assurances couvrent les honoraires de tous les psychothérapeutes agréés par l’Ordre des Psychologues afin d’avoir accès à l’ensemble de professionnels qualifiés pour dispenser les services psychologiques dont j'ai besoin.

Veuillez me renseigner sur mes assurances actuelles, sur la façon dont elles remboursent les services psychologiques et, notamment, si elles remboursent l’ensemble de professionnels qualifiés pour dispenser les services : les psychothérapeutes. Si ce n'est pas le cas actuellement, veuillez remédier à cette situation avec notre compagnie d'assurance.

Espérant une réponse rapide, nous vous prions d’agréer nos salutations distinguées.

Cordialement,
[Votre nom]

21.6.14

letter to employer

Below is a sample letter that you can forward to your employer's Department of Human Resources simply by copying and pasting the text into an email and adding your name at the bottom of the page.
Please copy me on each email you send at patricia.i.ivan@gmail.com
Thank you! 
[This letter was edited on October 22, 2014 for reasons stated in this blog post- link to come]

Dear Employer,

I am writing to you about my insurance coverage for psychological services.

Under a new law in Quebec, Bill 21, all professionals qualified to provide psychological treatment (psychotherapy) are licensed by the Order of Psychologists of Quebec as psychotherapists.  These professionals have training and expertise which many psychologists lack.  Some psychotherapists are experts licensed in marriage and family therapy, others in social work, occupational therapy, psycho-education, career counselling, nursing and sexology.  Others are highly trained in unique forms of therapy like somatic therapy, art therapy or psychoanalysis, and many others.

Currently, however, the services of these experts are excluded by many insurance policies which only cover the services of psychologists.

When the consumer needs a psychological treatment, these policies force the consumer to choose between:
1) reimbursed sessions with a psychologist who may have little or sometimes no clinical training in the type of intervention sought, or
2) non-reimbursed sessions with a psychotherapist who, while not a psychologist, may have a license and/or many years of clinical experience and, like any psychologist in Quebec, is accredited by the Order of Psychologists.
More rational insurance provide clients coverage for the psychological services of all licensed psychotherapists.

It makes no sense that some policies continue to do otherwise. When an insurance policy limits the consumer's choice of providers, there is no cost containment of the services used. On the contrary, the value of their policy decreases.

An insurance policy that gives access to the largest pool of qualified providers helps reduce service costs.

I want access to all qualified providers authorized to provide the services I need.  For psychological services, this means that I want psychotherapy sessions covered with all psychotherapists accredited by the Order of Psychologists of Quebec who are legally licensed to provide them.

Please note: I am not requesting that a new psychological service be added to my current coverage. I am merely requesting access to a larger pool of providers licensed to provide that service.

Please inform me how my current policy provides coverage for psychological services, especially whether it covers all professionals qualified to provide these services: psychotherapists. If this is not currently the case, please rectify that situation with our insurance carrier.

Thank you for your attention to this matter.

Sincerely,
[Your name]

10.6.14

psychothérapeute; un titre, plusieurs spécialités

[Click here for the English version] 

Introduction 

Depuis l'adoption du projet de loi 21 au Québec en 2009, le titre de psychothérapeute et l'exercice de psychothérapie sont réservés.  

Le projet de loi 21 définit la psychothérapie comme suit:
Un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique qui a pour but de favoriser chez le client des changements significatifs dans son fonctionnement cognitif, émotionnel ou comportemental, dans son système interpersonnel, dans sa personnalité ou dans son état de santé. Ce traitement va au-delà d'une aide visant à faire face aux difficultés courantes ou d'un rapport de conseils ou de soutien.
L’encadrement de la pratique de psychothérapie est assuré par l'Ordre des Psychologues du Québec (l'OPQ) qui gère la délivrance du permis de psychothérapeute dans le but de protéger le public contre la possibilité que quiconque se représente faussement comme psychothérapeute et/ou offre faussement au public des services de psychothérapie.

Ce blogue documente ma conversation avec l'Ordre des Psychologues du Québec au sujet de la psychothérapie et le mandat de protection du public de l'OPQ, entamée lors de mon premier contact téléphonique avec Mme Marie-Hélène Bertrand, et suivie d’un échange de courriels avec Krystelle Larouche et Diane Côté de l'OPQ .

Protection du Public ou Autopromotion?

L'Office des Professions définit la mission d'un ordre comme suit:
La mission principale d’un ordre est de protéger le public, soit toutes les personnes qui utilisent des services professionnels dans les différentes sphères d’activités réglementées.
L’ordre protège le public en s’acquittant adéquatement de son rôle et de ses responsabilités.
À NOTER
Il est faux de croire qu’un ordre professionnel est une association qui protège les intérêts de ses membres. Ces derniers peuvent adhérer à une organisation distincte et indépendante de l’ordre professionnel pour être ainsi représentés. 
Il est spécifiquement précisé que la mission d'un ordre professionnel est de protéger le public, et non de représenter l'intérêt de ses membres.

Néanmoins, l'Ordre des Psychologues du Québec (l'OPQ) fait exactement le contraire par le marketing de ses membres sur leur site internet.

Leur service de référence en ligne trie ses résultats de sorte que le public est souvent référé aux membres privéligiés de l’OPQ avant d'autres psychothérapeutes qui sont, dans plusieurs cas, plus qualifiés dans le traitement psychologique recherché.  


Le résultat?  Des informations qui induisent en erreur:

Quand le consommateur de bonne foi consulte le site de l'Ordre des Psychologues du Québec dans le but de trouver un psychothérapeute, il ne sera pas nécessairement référé à ceux qui sont détenteurs d'un permis spécialisé dans la problématique recherchée.  Mais il sera toujours référé à ceux qui n'ont aucun permis spécialisé dans le traitement de cette problématique.  Il ne sera pas systématiquement référé aux professionnels les mieux formés et qualifiés dans le traitement psychologique recherché.  Mais il sera toujours référé aux membres privilégiés de l'OPQ.

En pratique, cela veut dire que, si je consulte le service de référence
l'Ordre des Psychologues pour un problème de couple, par exemple, il y a de fortes chances que je reparte avec une longue liste de fournisseurs qui inclut des professionnels qui ne sont pas des thérapeutes conjugaux agréés, c'est-à-dire, des psychologues sans permis spécialisé dans ce domaine, mais qui exclut ceux qui sont des thérapeutes conjugaux agréés détenteurs d’un permis spécialisé dans ce domaine.  Et ceci, dans l'intérêt des membres de l'OPQ qui ne sont pas des thérapeutes conjugaux et familiaux.

Imaginez que vous consultiez le service de référence du Collège des Médecins parce que vous avez mal à la gorge, et qu'on vous donne une liste de médecins qui exclut ceux qui sont détenteurs d'un permis spécialisé dans l’oto-rhino-laryngologie parce qu’il n’est pas dans l’intérêt des médecins généralistes de les inclure!


C’est un non-sens qui va à l’encontre de l'intérêt public.


En outre, en empêchant l'accès du public aux services des psychothérapeutes spécialisés, l'OPQ renforce les pratiques irrationnelles du secteur des assurances collectives.


Actuellement, certaines polices remboursent le coût d'une intervention spécialisée lorsqu'elle est offerte par un psychologue sans permis spécialisé dans cette discipline, mais ne le remboursent pas lorsqu'elle est offerte par d'autres psychothérapeutes avec un permis spécialisé dans cette discipline et qui sont autorisés à fournir ce traitement psychologique par le même ordre professionnel que les psychologues: l'Ordre des Psychologues du Québec

Cette discrimination contre certains psychothérapeutes spécialisés ne contribue aucunement à réduire les coûts des assurances, n'est pas dans l'intérêt public, et doit être immédiatement corrigée. 


Lorsque la couverture pour un "traitement psychologique" est limitée aux soins dispensés par un psychologue, le choix du public de ses fournisseurs est limité irrationnellement à des professionnels qui peuvent n'avoir aucune formation spécialisée dans le type de traitement recherché. La couverture pour un traitement psychologique qui est, par la loi, la définition même de la psychothérapie, devrait inclure les services de l'ensemble des fournisseurs qualifiés dans ce traitement: les psychothérapeutes.

On aurait pu s'attendre de l'Ordre des Psychologues qu’il fasse un effort d’éduquer et d’informer le public avec plus de précision.  S'il ne peut pas corriger les inégalités d'assurance, du moins il peut essayer de ne pas les renforcer par le service de référence inéquitable trouvé sur leur site internet.  Mais apparemment, l'OPQ est trop occupé à promouvoir ses membres pour protéger les consommateurs.  Nous devons donc prendre des mesures pour nous protéger nous-mêmes.

Actions

Le 21 mai 2014, j'ai écrit à Krystelle Larouche de l'Ordre des Psychologues du Québec.  Je lui ai demandé de réviser le service de référence en ligne de l'OPQ afin qu'il permette aux consommateurs de choisir un psychothérapeute d'une manière plus éclairée que ce qu'ils sont capables de faire en utilisant ce service tel quel.

J'ai reçu une réponse de Mme Larouche, le 26 mai 2014, qui fournit des informations générales sur le mandat de protection du public de l’OPQ et qui donne l'historique de la conception de son service de référence en ligne.

Je répondis à Mme Larouche le 30 mai, 2014, lui posant deux questions précises.  Je lui ai demandé:
1) si elle pensait que l'OPQ, en offrant au public un service de référence qui exclut la majorité de psychothérapeutes détenteurs de permis spécialisés dans la problématique recherchée, s’acquittait adéquatement de sa "mission de protection du public [qui] s’incarne notamment par l’information et la sensibilisation que l’on peut faire au public" tel qu’elle l’avait affirmé dans sa lettre.

2) si, en affirmant que "la recherche par problématique est la meilleure façon d’informer le public afin de lui permettre de trouver le bon professionnel selon ses besoins", elle était en train d'admettre que l'OPQ, en offrant au public un service de référence qui n’est pas trié de cette manière, offrait au public un service inférieur.
Je n'ai pas reçu de réponse de Mme Larouche.  Au lieu de cela, le 6 juin 2014, j'ai reçu un courriel de Mme Diane Côté, dans lequel elle défend le service de référence en ligne de l'Ordre des Psychologues, prétendant qu'il n'est "pas régi par le code de professions" et m'informant qu'il ne sera pas modifié dans un avenir proche.

Mes deux questions sont restées sans réponse.  

L'OPQ ne répond pas adéquatement son mandat de protection du public.  Sa position est inacceptable, tant pour les consommateurs que pour les fournisseur de services de psychothérapie.

Pétitions

J'ai rédigé une pétition adressée à Mme Rose-Marie Charest, Présidente de l'Ordre des Psychologues du Québec.  Cette pétition réclame, dans l'intérêt public, que le service de référence de l'OPQ cesse d'interférer avec la liberté du public de choisir ses fournisseurs de traitement psychologique, qu'il réfère le public à tous les psychothérapeutes qualifiés de fournir le type de traitement recherché, qu'il cesse de trier les résultats de recherche selon des critères qui excluent les détenteurs d’un permis spécialisé dans la problématique recherchée, et qu'il rend publique des informations complètes et pertinentes sur toute réunion, discussion, négociation et entente avec des organismes gouvernementaux, des compagnies d'assurance ou d’autres tiers, qui va déterminer comment et dans quelle mesure des services de psychothérapie sont offerts au public. 

Quand vous signez ici, la pétition est envoyée directement à Mme Charest avec copie conforme à l'Office des Professions qui confie à l'Ordre l'des Psychologues son mandat de protection du public.   

Pour ceux qui souhaitent prendre des mesures pour s'assurer que leurs polices d'assurance couvrent tous les psychothérapeutes qualifiés pour dispenser des traitements psychologiques, vous pouvez le demander à votre employeur simplement en cliquant sur ce lien et en envoyant la lettre au département de ressources humaines de votre employeur.
 

Certains peuvent craindre que modifier la couverture de cette façon augmentera les coûts des assurances. Cette crainte n'est pas fondée.  On ne demande pas que des services psychologiques soient rajoutés, seulement qu'il y ait un plus grand réseau de fournisseurs parmi lesquels choisir.  Ceci est plus susceptible de réduire le coût des assurances que de les augmenter.
 
Votre avis sous forme de commentaires, questions et critiques sont les bienvenus.
Tous les documents originaux se trouvent ici.

S'il vous plaît transmettre ce message à vos amis et vos collègues.


9.6.14

psychotherapy; one title, many specialties

[cliquez ICI pour la version française]

Introduction
Since the adoption of Bill 21 in Quebec in 2009, both the use of the title of psychotherapist and the practice of psychotherapy have been restricted.  

Bill 21 defines psychotherapy as follows:
A psychological treatment for a mental disorder, behavioural disturbance or other problem resulting in psychological suffering or distress, and has as its purpose to foster significant changes in the client’s cognitive, emotional or behavioural functioning, interpersonal relations, personality or health. Such treatment goes beyond help aimed at dealing with everyday difficulties and beyond a support or counselling role.
The Order of Psychologists of Quebec (OPQ) has been given the mandate to issue permits to psychotherapists and thereby protect the public from just anyone claiming to be a psychotherapist and/or offering psychotherapy. 

This blog documents my conversation with the Order of Psychologists of Quebec on the subject of psychotherapy and the OPQ's mandate to protect the public, which began with my initial conversation with Mme Marie-Hélène Bertrand, and was followed by subsequent email exchanges with Krystelle Larouche and Diane Côté of the OPQ.

Public protection or self-promotion?
The Office des Professions defines the Mission of an order as follows:

The main mission of a professional order is to protect the public, namely all persons who use the professional services in the various spheres of regulated activities. The order protects the public by adequately meeting its role and responsibilities.
PLEASE NOTE*
It is false to assume that a professional order is an association that protects the interests of its members.  The latter can subscribe to separate and independent organizations that will represent its members in this way.
[*original bold]

It is specifically stated here that the mission of a professional order is to protect the public, not to represent the interests of its members.

Nevertheless, the Order of Psychologists of Quebec is doing just the opposite by marketing its own members on its online site.  

Their online referral service filters its search results so that the public is frequently referred to privileged members of the OPQ over other psychotherapists who are, in many cases, more qualified in the type of psychological treatment sought.  To find out how exactly it does this, click here.

The result is information that is misleading:

When consumers, in good faith, consult the Order of Psychologists's website to find a psychotherapist, they will not necessarily be referred to those with specialized licenses in the fields searched under.  But they will always be referred to those without any specialized license to practice in those fields.  They will not systematically be referred to the professionals best trained and qualified in the type of psychological treatment sought.  But they will always be referred to certain privileged members of the OPQ. 

In practice this means that, when I consult the OPQ’s online referral service in search of help for couple issues, for example, I am very likely to come away with a long list of providers that includes professionals who are not licensed couple therapists, i.e., psychologists who have no specialized license in the field, but that excludes professionals who are licensed with a specialized permit to practice couple therapy. And this, in the exclusive interest of OPQ members who are not licensed couple therapists.


Imagine consulting a referral service for the College of Physicians and Surgeons because you have a sore throat, only to be provided with a list of doctors excluding those with specialized licenses in ear, nose and throat medicine, because including them would not be in the best interest of general practitioners!

This makes no sense and is not in the public interest.

Moreover, by preventing public access to specialized providers of psychological treatments, the
Order of Psychologists of Quebec is enabling the irrational practices of the insurance industry.

Currently, some policies reimburse the cost of a specialized psychological treatment when offered by psychologists with no specialized license to practice in this discipline, but do not reimburse when offered by other psychotherapists who do hold a specialized license in this discipline and who are licensed to provide psychological treatment by the same professional order as psychologists: the OPQ. 

This discrimination against qualified psychotherapists does nothing to contain insurance costs, is not in the public interest, and should be immediately rectified.  

When the coverage for a “psychological treatment” is limited to treatment provided by a psychologist, the public’s choice of providers is irrationally limited to professionals who may have no specialized training in the type of treatment sought.  Coverage for a psychological treatment, which is the definition of psychotherapy by law, should include services from the complete range of qualified providers of that treatment: psychotherapists.

One would expect the Order of Psychologists to educate and accurately inform the public, if not to correct insurance inequities, then at least to not reinforce them with their referral service.  But apparently the OPQ is too busy promoting its members to be protecting consumers; so we have to take action to protect ourselves.

Action  
On May 21, 2014, I wrote to the Order of Psychologists of Quebec asking them to review their online referral service so that consumers could make more informed choices about the professionals they choose to consult than what they are currently able to do using this service. 

I received an answer from Mme Larouche on May 26, 2014  which gave some general information about the Order of Psychologist’s public protection mandate and the history of its referral service.

I replied to Mme Larouche on May 30,2014, asking her two specific questions.  These were:
1) whether she thought that the OPQ, by offering the public a referral service that excludes the majority of psychotherapists specialized in the field searched under, was adequately fulfilling its “public protection mandate applied precisely by informing and sensitizing the public,” as she said in her letter [my translation].
2) whether, by asserting that "searching by problem type is the best way to inform the public so that people can find the right professional according to their needs"[my translation], she was admitting that the OPQ, by offering the public a referral service that is not organized in this way, was providing an inferior service.
I did not receive an answer from Mme Larouche.  Instead, on June 6, 2014, I received an email from Dîane Côté in which she defends the Order of Psychologists’s online referral service, claiming that it is "not regulated by their professional code" [my translation] and informing me that it will not be changed in the near future.

My two questions were left unanswered.

The Order of Psychologists of Quebec is not adequately meeting its public protection mandate.  This is unacceptable for both consumers and providers of psychotherapy services.

Petitions
I have drafted a petition addressed to Mme. Rose-Marie Charest, President of the Order of Psychologists of Quebec, asking that, in the public interest, the OPQ’s online referral service cease interfering with the public’s freedom to choose its providers of psychological treatments, that it refer the public to all psychotherapists qualified to meet the type of treatment sought, that it cease filtering search results using criteria to exclude specialized permit holders in the field searched under, and that it provide the public with complete and relevant information on all meetings, discussions, negotiations and agreements with government organizations, insurance carriers or third parties, that determine how and in what matter psychotherapy services are to be provided to the public.

When you sign here, the petition is automatically forwarded to Mme. Charest and a copy sent to the Office de Professions du Québec, which assigns the Order of Psychologists its public protection mandate. 

For those who wish to take action to ascertain that their insurance policies cover all licensed psychotherapists qualified to provide psychological treatment, you can send a letter to your employer simply by clicking on this link and sending the sample letter to your employer's Department of Human Resources.

Some may fear that rectifying coverage in this way will increase insurance costs. This fear is unfounded.  The change requested is not for the coverage of an additional psychological service, but for access to a larger pool of providers licensed to provide that service.  This is actually more likely to reduce the cost of these services.

Your feedback in the form of comments, questions and criticism is welcome on this blog.
All original documents can be consulted here

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