Showing posts with label psychothérapie. Show all posts
Showing posts with label psychothérapie. Show all posts

9.8.15

Réponse à Mme Christine Grou, Nouvelle Présidente de l'OPQ


[English post here]

Mme Christine Grou, Présidente de l’Ordre des Psychologues du Québec, en réponse à un commentaire sur sa page Facebook, prétend « intervenir » au sujet de l’accès inéquitable à la psychothérapie auprès des compagnies d’assurance.

Voici ma réponse :

Chère Madame Grou, 

On ne vous demande pas de défendre « l'intérêt des psychothérapeutes » comme vous l’avez écrit, mais de défendre l'intérêt du public la protection duquel est, je vous le rappelle, la mission de votre Ordre.

Votre lettre est adressée à l’Ombudsman des Assurances de Personnes (OAP), ‘un service indépendant de renseignement et de règlement des plaintes’; or, quelle est votre plainte?

Vous ne contestez pas l'inaccessibilité des services de psychothérapie par une assurance qui couvre des services psychologiques, ni ne dites clairement à l'OAP, qu’en matière de traitements psychologiques, les psychothérapeutes sont à titre égal avec les psychologues, ce qui permettra au public de se faire remboursé pour leurs services sans aucun frais supplémentaire imposé à personne.
 
Mme Grou, vous n’avez qu’à dire clairement et publiquement que :

L’OPQ dénonce l'inéquité de la couverture de la psychothérapie par les assureurs et réclame, dans l’intérêt public, que les assureurs remboursent les services de tout psychothérapeute détenteur de permis délivré par l’Ordre des Psychologues du Québec afin de permettre l'accès du public à tout professionnel qualifié à donner les traitements psychologiques demandés.

Pourriez-vous le dire; sinon, pourquoi?

Sincèrement,
Patricia Ivan

6.8.15

accès à la psychothérapie

Malgré tout ce qui est professé sur «l'accès à la psychothérapie», personne n'ose franchir la prochaine étape administrative au Québec, une simple modification des polices d'assurance qui remplacera le mot «psychologie» par le mot «psychothérapie» (qui est un acte réservé et réglementé dans cette province), de sorte qu'une foule de professionnels sera instantanément rendue accessible à des centaines de milliers de Québécois attendant des services de psychothérapie, sans frais supplémentaires à personne!

Personne n'en parle ni discute du pourquoi. Je soupçonne un conflit d'intérêts de l'Ordre des Psychologues du Québec qui autorise les membres de son propre ordre professionnel ainsi que les psychothérapeutes non-psychologues, c'est-à-dire, leur compétition.

Il y a actuellement une pétition à l'Assemblée nationale demandant que nos assureurs fassent les changements nécessaires afin de faire respecter le droit des Québécois à accéder la psychothérapie fournie par tous les psychothérapeutes qualifiés dans cette province. La pétition a plus de 1000 signatures, mais personne n'en parle.

S'il vous plaît parlez-en!

12.7.14

Psychothérapie- diversité et liberté de choisir

Hier j’ai parlé hier avec Mme Andrée Thauvette-Poupart, présidente de La Société Québécoise des Psychothérapeutes Professionnels (SQPP), des initiatives récemment entreprises par le SQPP dans le but de promouvoir les psychothérapeutes et de protéger la diversité des psychothérapies pratiquées au Québec.  (Pour signer la pétition réclamant un meilleur accès aux services de psychothérapie, cliquez ici.)

Le SQPP fait un travail remarquable de rassemblement de ressources et de sensibilisation et d'éducation auprès des compagnies d'assurance, des syndicats et des employeurs aux Québec afin qu'ils prennent des mesures vers une représentation plus équitable des psychothérapeutes au sein de leurs organisations.

Je tiens à exprimer la solidarité avec les initiatives de la SQPP, avec son engagement envers la diversification de la pratique de psychothérapie et sa représentation des intérêts de tous les psychothérapeutes agréés indépendamment de leur appartenance à des ordres professionnels différents.

Je tiens également à exprimer la solidarité avec les thérapeutes qui ne sont pas membres d'un ordre professionnel et ne peuvent pas, pour cette raison, faire une demande de permis de psychothérapeute, et avec ceux qui, dans un avenir proche, ne seront plus en mesure de faire une demande de permis par la reconnaissance des droits acquis.

Beaucoup de professionnels ayant une formation en thérapie des arts créatifs, thérapie somatique, la psychanalyse, la sexologie ou la toxicologie ont des compétences particulières dans certaines formes de psychothérapie.   Cependant, depuis la mise en vigueur du projet de loi 21, le public n'aura plus accès à leur expertise en tant que psychothérapeutes.

Il est tout de même curieux que ceux qui manifestent leur inquiétude à l’égard de la « crise en santé mentale » et réclament un meilleur accès aux services psychologiques («Mon cheval de bataille, c'est d'améliorer l'accès aux services psychologiques, quel que soit le niveau de revenu.») sont les mêmes qui sont en train de limiter l'accès du public à ces services.  C'est une erreur de politique publique de limiter l'accès et le choix du public aux services de psychothérapie, et l'OPQ à tort de s'approprier le droit de pratiquer des formes de thérapies dans lesquelles les psychologues ne sont ni formés ni qualifiés.

L’encadrement de la psychothérapie par l'Ordre des Psychologues du Québec (OPQ) a été justifié en raison de «protection du public», et suivi d’une campagne menée par l'OPQ à «ne pas laisser n'importe qui entrer dans votre tête».  Mais en fait, cette communauté dont la pratique se veut « fondée sur les données probantes » n'a aucune preuve que les thérapeutes détenteurs de permis sont moins dangereux ou plus efficaces que les autres.  Au contraire:
... il ya des preuves et des arguments petinents qui démontrent que [la réglementation] fera plus de mal que de bien, à la fois en matière de protection du public et à la profession en général. Un certain nombre de livres de fond ont remis en question l'argument du «sens commun» de la protection du public... or il n'existe pas de recherches comparables, si abondamment et soigneusement étudiées et soutenues de façon convaincante, pour soutenir la décision de réglementer.  (Therapy Today, vol 20/6, 2009.)


8.7.14

que charest charade

Un article publié au mois de février sur le site Protégez-vous.ca contient des informations erronées au sujet du service de référence de l’Ordre des Psychologues du Québec.

L'auteure de l'article précise que "la première information qui vous sera demandée est la région dans laquelle vous souhaitez consulter."

Malheureusement, ce n'est pas vrai.  En fait, la première chose qu’on demande à ceux qui consultent le service de référence de l’OPQ est de choisir entre "psychologue" et "tous les professionnels autorisés."

Imaginez que l'on vient consulter le site de l’OPQ pour de l'aide à cause d’un trouble relationnel ou un problème au travail.  On pourrait très bien penser la chose suivante : "Je suis à la recherche d’une thérapie, et la thérapie est un service psychologique.  Je suis sur le site de l'Ordre des Psychologues.  Je suppose donc que je suis à la recherche d'un psychologue."  Cela semble raisonnable, or les résultats de recherche excluront effectivement tous les thérapeutes conjugaux et familiaux, sexologues, ergothérapeutes, travailleurs sociaux et d’autres professionnels en mesure d’aider.   Ils incluront de nombreux psychologues avec peu de formation, et aucun permis, dans ces domaines spécialisés.

Pourtant, l'auteure de l'article nous dit que Rose-Marie Charest, le président de l'OPQ "assure que les psychologues ne sont pas privilégiés aux dépens des autres thérapeutes."

Malheureusement, ceci n'est pas vrai non plus.

29.6.14

pétition adressée à l'Orde des Psychologues du Québec et l'Office des Professions


L'Ordre des Psychologues du Québec est responsable de l'homologation des psychothérapeutes, et son mandat est de protéger le public.

Or, l'Ordre des Psychologues du Québec ne respecte pas ce mandat.  Son service de référence en ligne favorise les membres de leur Ordre, souvent moins formés dans les traitements psychologiques demandés par le public que d’autres psychothérapeutes spécialisés dans ces traitements.

Nous, soussignés, sommes contre cette manière de faire.

L'Ordre des Psychologues du Québec induit les consommateurs en erreur quand il ne les réfère pas systématiquement à tous les fournisseurs qualifiés dans le service psychothérapeutique recherché, ou quand il les réfère en premier lieu à des psychologues qui sont souvent moins qualifiés dans la problématique visée.  Ceci va à l’encontre de l'intérêt public.

Pour avoir des informations complémentaires, veuillez consulter Psychothérapie et la Protection Public.

 
Pétition adressée à :
Commissaire aux plaintes, Office des professions du Québec
Mme Rose-Marie Charest, Présidente, Ordre des Psychologues du Québec 


Chère Mme Charest, 
Quand je consulte l’Ordre des Psychologues du Québec, je veux accès à l’ensemble de psychothérapeutes qualifiés pour fournir les traitements psychologiques que je cherche.
Je signe cette pétition afin que vous preniez des mesures dans l'intérêt public en facilitant un meilleur accès à l'ensemble des professionnels agréés par l'OPQ qui sont autorisés par la loi à fournir un traitement psychologique.

Plus précisément, je demande que:

1) L'OPQ cesse d’interférer avec la liberté du public de choisir ses fournisseurs de traitements psychologiques,
2) L'OPQ réfère le public à tous les psychothérapeutes qualifiés pour fournir le traitement recherché,
3) L’OPQ cesse de trier les résultats de recherche en ligne selon des critères qui excluent les titulaires de permis spécialisés dans la problématique recherchée, et
4) L'OPQ rend publique des informations complètes et pertinentes sur toute réunion, discussion, négociation et entente avec des organismes gouvernementaux, des compagnies d'assurance ou d’autres tiers, qui va déterminer comment et dans quelle matière des services de psychothérapie seront fournis au public. 

Cordialement,
[Votre nom] 

28.6.14

comment le site de référence de l'OPQ ne s'acquitte pas de son mandat de protection de public, et comment réclamez un meilleur service

Le service de référence en ligne de l'OPQ n'aide pas le public à accéder aux services de tous les psychothérapeutes qualifiés dans les problématiques recherchées.

Voici comment son service de référence ne vous aide pas à trouver le meilleur intervenant:
1) les psychothérapeutes non-psychologues ne sont pas toujours inclus dans les résultats de recherche, même quand ils détiennent un permis spécialisé ou sont formés dans la problématique recherchée (par exemple, des problèmes conjugaux ou familiaux, de sexualité ou de travail), alors que les noms de psychologues sans permis ou formation dans ces problématiques sont toujours inclus dans les résultats de recherche.
2) les psychothérapeutes non-psychologues ne sont jamais répertoriés comme étant capable de faire des évaluations dans leur domaine d’expertise (par exemple, pour des problèmes relationnels, sexuels ou professionnels), mais les psychologues sans permis ou expertise dans ces domaines en sont toujours répertoriés.
3) les psychothérapeutes non-psychologue n’obtiennent aucune référence de l'IVAC, SSQ, la CSST ou Santé Canada lorsque le public recherche des services subventionnés par ces organismes, parce que ce cette option va automatiquement filtrer les résultats pour exclure les noms de tout intervenant à l’exception des psychologues.
Si vous êtes un psychothérapeute en pratique privée, vous serez probablement aussi étonné que moi d'apprendre que beaucoup de vos services sont inaccessibles au public quand il consulte le service de référence de l'OPQ, même si vous avez payé cher pour votre cotisation annuelle de permis de psychothérapeute et pour votre inscription sur cette page professionnelle de l’OPQ.

DE SURCROÎT :  l'OPQ assiste actuellement à des réunions privées avec quatre grandes organisations financées par l'état (SSQ, la CSST, de Santé Canada-Autochtones et IVAC) dans le but de déterminer quels fournisseurs de services de psychothérapie seront subventionnés financièrement par ces organisations.

Pouvons-nous lui faire confiance?

Pour des informations plus complètes, veuillez consulter Psychothérapie et la Protection du Public.  Vous y trouverez une explication du service de référence en ligne de l'OPQ, une pétition adressée à la présidente de l'Ordre des Psychologues du Québec qui lui demande de référer le public à tous les psychothérapeutes qualifiés dans les traitements qu'ils recherchent, et un exemple de lettre aux employeurs demandant la couverture de tous les fournisseurs de psychothérapie autorisés.

24.6.14

un psychologue dénonce le conflit d'intérêt de la présidente de l'OPQ, Rose-Marie Charest


Comme présidente de l’Ordre des psychologues, Rose-Marie Charest a la responsabilité de protéger le public, de représenter la profession et les psychologues. Cette charge publique exige une réserve. La promotion de l’émission Sur le divan a été faite en indiquant que Rose-Marie Charest était présidente de l’Ordre des psychologues. À cause de la crédibilité que donne cette fonction, Rose-Marie Charest peut laisser au public l’impression que les propos qu’elle tient dans cette émission, les analyses qu’elle fait, reflètent ce que diraient l’ensemble des psychologues membres de l’Ordre. Ce n’est pas le cas. Elle peut aussi donner l’impression que les psychologues sont d’abord et avant tout des psychothérapeutes.  Ce n’est pas le cas non plus.
[…]
L’Ordre des psychologues a acheté des messages de publicité qui sont insérés dans l’émission En thérapie diffusée quotidiennement sur TV5. C’est déplorabl.
[...]
Rose-Marie Charest fait la promotion de la profession de psychologue comme étant essentiellement une profession de psychothérapeute. Nous sommes plusieurs psychologues qui ne pratiquent pas dans le domaine de la psychothérapie qui pensent que, non seulement nos cotisations doivent servir à protéger le public mais aussi à donner au public des informations justes sur la profession de psychologue. Il y a de plus en plus de psychologues qui ne font pas de psychothérapie qui sont mal à l’aise au sein de l’Ordre des psychologues. Actuellement, les intérêts de Rose-Marie Charest se confondent avec ceux de l’Ordre des psychologues. Rose-Marie Charest doit choisir.

Martin Courcy

Pour l’article dans son intégrité, cliquez ici